Économie et emploi

 

Le secteur primaire se compose principalement d’une agriculture au sud dans la plaine du Saint-Laurent, et de foresterie répartie sur l’ensemble du territoire mais omniprésente au nord, dans la zone de Mont-Laurier.

 

L’industrie manufacturière est en croissance et génère 24 000 emplois directs, soit 4,6% des emplois manufacturiers de l’ensemble du Québec. De plus, elle est très diversifiée : matériel de transport, dérivés de la forêt, aliments et boissons, produits chimiques, etc.

 

Le domaine tertiaire tire bien son épingle du jeu en raison du développement des activités récréo-touristiques de la partie centrale de la région. Diverses manifestations culturelles profitent de ce contexte et créent un effet polarisant. De même, l’environnement agréable attire de plus en plus de personnes retraitées qui s’établissent souvent dans la région en convertissant leur résidence secondaire en résidence permanente.

 

Bien que diversifiée, la structure manufacturière régionale se caractérise par une prépondérance de l’industrie de matériel de transport. Cette vocation se confirme par la présence de Bell Hélicoptère, par la transformation de l’usine de camions Paccar, par l’expansion de Novabus et par la croissance de Bombardier (avionnerie) et de Messier-Dowty (trains d’atterrissage). Il va de soi que tout ce secteur manufacturier se consacre à l’exportation.

Depuis le début des années 90, la zone de la municipalité de Mont-Tremblant fait preuve d’un dynamisme sans précédent avec le développement de la station touristique Mont-Tremblant. Toutefois, les Laurentides occupent depuis longtemps le premier rang au chapitre du tourisme d’agrément. En effet, elles sont la première zone de destination de villégiature du Québec et comptent un important parc d’hébergement. Les Laurentides bénéficient de la plus grande concentration de centres de ski alpin en Amérique du Nord et sont également la destination par excellence pour la motoneige au Québec. Ainsi, ce n’est pas seulement la vallée de Saint-Sauveur qui constitue une zone de tourisme et de récréation mais bien l’ensemble de la région des Laurentides. Dans les Hautes-Laurentides, à la frontière de l’Outaouais, la vaste nappe du réservoir Baskatong présente un potentiel majeur dont l’attraction, à moyen terme, ira en augmentant.

 

L’agriculture régionale est diversifiée puisqu’en 1998, la production laitière, l’horticulture et les autres activités, représentaient chacune le tiers des revenus agricoles bruts. Les Municipalités Régionales de Comté comptant des milieux plutôt agroforestiers présentent un grand potentiel acéricole susceptible d’être mis en valeur. Ce dynamisme agricole est en bonne partie attribuable à la proximité des marchés urbains ainsi qu’au développement de l’agrotourisme qui favorise les productions végétales. Cependant, la proximité de Montréal, tout en étant un avantage, suscite des problèmes aigus de cohabitation qui proviennent de la dispersion entre les usages résidentiels, commerciaux et industriels en milieu rural.

 

La forêt couvre 84 % du territoire régional et le secteur forestier constitue un foyer de développement majeur. En effet, la foresterie, qui comprend la coupe de bois, les transformations de la matière ligneuse et les services connexes, talonne l’industrie du matériel de transport à l’égard de l’emploi et de la production. La disponibilité de volumes importants de feuillus de qualité présente également une possibilité de développement propre à la région.

 

La croissance démographique rapide et soutenue des Basses-Laurentides, a entraîné une évolution parallèle du secteur commercial et des services personnels. Ceci est principalement causé par la formation de nouveaux ménages qui disposent de revenus plus élevés par rapport à la moyenne nationale. Ce phénomène a diminué l’attraction commerciale exercée par Montréal et Laval. Un peu plus au nord, l’agglomération jérômienne a connu, elle aussi, une transformation sensible de son tissu urbain depuis une quinzaine d’années. En effet, ses ‘banlieues’ se sont développées, sa structure manufacturière s’est transformée et la ville a étendu ses services. 

Pour en savoir plus, veuillez consulter le Profile des Laurentides

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